Nouvelle carte scolaire des collèges de Grenoble : la mixité sociale absente des réflexions !

En décembre 2017, le Département s’est prononcé sur la modification de la carte scolaire des collèges de Grenoble. En effet, les collèges du nord de la ville sont dans une situation très contrainte au niveau de leurs effectifs, tandis que certains collèges du sud de la ville ou de l’agglomération affichent beaucoup de places disponibles.

Travailler à l’attractivité de l’ensemble des collèges du Département, favoriser autant que possible la mixité sociale dans les établissements ainsi que la réussite éducative devraient être les premières priorités du Département de l’Isère.

Or, dans l’élaboration de cette nouvelle carte scolaire, la mixité sociale n’a pas du tout été prise en considération. L’ouverture de classes sectorisées au collège Europole aurait permis de résoudre une partie des problèmes d’effectifs et de faire progresser dans le même temps la mixité sociale, mais cette option n’a même pas été étudiée. La reconstruction du collège Lucie Aubrac aurait aussi pu être une occasion de repenser la carte scolaire pour favoriser davantage de mixité sociale, en imaginant un établissement à proximité du quartier Flaubert en devenir, mais cela n’a pas été étudié non plus malgré les propositions que nous avons faites en ce sens avec Jean-Loup Macé.

De même, la resectorisation de l’école Grand Châtelet vers le collège Edouard Vaillant ne changera rien à l’absence de mixité sociale dans ces établissements.

Enfin, je regrette la faible concertation dans l’élaboration de la nouvelle carte scolaire :

  • l’accès aux chiffres d’évolution des effectifs a été refusé pendant un an  aux élus de l’opposition départementale
  • le débat à propos du statut de la cité scolaire internationale a été écarté immédiatement, et  la relocalisation du collège Lucie Aubrac n’ a pas été étudié ;
  • un double discours à propos de la capacité théorique d’accueil est porté par le département et l’inspection d’académie : en réunion de travail, il est exclu d’atteindre la capacité théorique pour tous les collèges. Mais en réunion publique, ce sont ces effectifs maximum qui servent de base pour le débat.

Certains établissements connaissent un taux d’évitement important, et de nombreux sont à saturation. Nous demandons aux élus de la majorité de venir constater sur place cette réalité qu’ils ne veulent pas voir et nous restons pleinement engagés pour définir ensemble une carte scolaire plus équilibrée, plus juste et allant dans le sens d’une plus grande mixité sociale.